Les Coopératives jeunesse de services (CJS) regroupent de douze à quinze jeunes filles et jeunes garçons d’âge secondaire. Ensemble, et avec l’appui de leur communauté, ils relèvent le défi de mettre sur pied une entreprise de type coopératif afin de se créer un emploi dans leur localité. Les jeunes des coopératives jeunesse de services se dotent alors d’une structure décisionnelle coopérative et se répartissent les tâches et responsabilités afférentes à la gestion de leur coopérative et aux services qu’ils choisissent d’offrir à leur communauté (entretien ménager, gardiennage, tonte de pelouse, etc.). Elles et ils bénéficient donc d’une formation pratique et intensive en entrepreneuriat collectif.

La CJS naît de la mobilisation des ressources du milieu : un organisme local crée un comité local (groupes communautaires, entreprises privées, CLSC, municipalité, conseil d’établissement, etc.) et avec l’appuie de la Fabrique et de ses partenaire démarre son projet.

Les quatre dimensions significatives du projet :

  • L’Expérience CJS, comme milieu de vie
  • L’Entreprise CJS pour préparer les jeunes au marché du travail et les initier à l’entrepreneuriat collectif
  • Le projet communautaire CJS rassemble les forces communautaires et économiques du milieu
  • L’Effet CJS crée donc une dynamique en perpétuelle transformation!

 


Vidéo promotionnelle CJS from reseau.coop on Vimeo.

Pédagogie coopérative

La volonté première du projet CJS est d’offrir aux coopérantes et coopérants un milieu propice aux apprentissages relatifs, à l’exercice du pouvoir démocratique, à la gestion d’entreprise collective et à la réalité du travail. La qualité de ces apprentissages est grandement influencée par l’approche pédagogique coopérative mise en place au sein du projet.

Les principes pédagogiques appliqués développent chez les jeunes la responsabilisation personnelle et mutuelle, la solidarité, la motivation ainsi que la compréhension réelle de l’utilité des apprentissages. Ainsi, les coopérantes et coopérants en viennent graduellement à prendre en charge leur projet. Cette prise en charge de la CJS se fait en fonction du rythme, de l’intérêt et de la capacité d’apprentissage de chacune et chacun des jeunes et du groupe.

Les effets bénéfiques sur le jeune

Au fil des années, de nombreux témoignages ont été recueillis afin de connaître ce que le projet avait apporté aux jeunes. La CJS leur a permis notamment : d’acquérir du leadership, d’apprendre à communiquer et à donner son opinion, de prendre des décisions et résoudre des problèmes, d’apprendre à s’organiser, d’être en lien avec des personnes significatives (animateurs, comités locaux, parrains, la communauté, etc.), et même de gagner sa vie tout en se préparant au marché du travail!


VOX POP CJS from reseau.coop on Vimeo.

Témoignages

« L’année passée, il y avait une coopérante qui était au Québec depuis six mois et elle ne savait pas beaucoup parler français. Et ici on parlait toujours français. Comme il fallait qu’elle donne son opinion, elle a appris à communiquer beaucoup plus vite qu’à l’école. À la fin de l’été, elle était tellement fière d’elle. »
Sugir Seliah, 16 ans

« Au début, les animateurs nous aident, nous donnent des conseils. Et nous, on apprend par leurs
conseils et ,petit à petit, on est en mesure de prendre nos décisions. « 
Louis-Philippe Désilet, 18 ans

« Si on veut partir une mini-entreprise, ce qu’on a appris dans la CJS va nous aider à savoir comment organiser la promotion, les finances, le travail, comment faire fonctionner
l’entreprise. »
Steve Ducharme, 15 ans

« Quand on a commencé, tout le monde était motivé, c’était le fun. Au mois de juillet, ça a un peu ralenti. Il n’y avait pas de contrats. Le monde commençait à être démotivé. On a fait plus de publicité. Quand le mois d’août a commencé, on a eu plus de contrats. Il ne faut pas se démotiver, parce que ce qui fait vivre la coopérative, c’est la motivation. « 
Nancy Gareau, 17 ans

« On apprend à régler des problèmes, des situations qui s’opposent à nous, comme si une personne est sexiste ou raciste, ou qu’elle ne veut pas nous payer, ou qu’on a fait une erreur et que ça dérange. On a appris à régler ces affaires-là! On a eu des chicanes entre coopérants. On a appris à les régler en parlant. »
Hicham Bouchta, 15 ans

« Le plus important pour moi dans la CJS, c’est l’esprit d’équipe, développer la confiance en nous, que tout le monde se tienne les coudes. C’est d’être conscient qu’il faut être là à telle heure. On va y aller, on va se tenir. S’il arrive une gaffe, c’est le problème de tout le monde, pas juste d’une personne. On est tous là ensemble ou pas du tout! »
Ghislaine Bernard, 17 ans

« La CJS nous aide à travailler en groupe; on apprend la communication. Ça va nous aider à trouver de l’emploi plus tard. Ça nous montre comment gérer une entreprise, à se lever le matin. Ça nous apprend à avoir de bonnes relations avec le client. Si on prend l’ensemble, on acquiert beaucoup d’expérience dans tout, dans le travail et dans les liens avec le monde. »
Grégoire Chastenay, 16 ans